फुनाम्बुले सुर ले फिल borderline
Titubant là sur mon fil,
Funambule aux yeux hagards,
Héroïne d'un cirque débile,
Seule, sur le fil du rasoir,
Ne parvenant pas à être sage,
Tiraillée par le désir d'une chute
Provoquée par cet intense orage
Qui sans cesse à l'intérieur lutte...
Que quelqu'un coupe ce fil!
D'un coup de ciseau c'est facile!
Que je puisse enfin glisser
Sur l'asphalte, inanimée,
Qu'ils applaudissent à tout rompre
Mon cou tordu, mes yeux sombres,
Que l'on acclame à tour de bras
La funambule tombée si bas.
Face à face avec le vide,
Les pieds en sang, effarée,
Pour cette foule aux yeux avides,
Moi, je me suis laissée tomber,
Les yeux clos pendant ce voyage,
Je t'entendais mon amour qui hurlait,
Quand ma tête a fait naufrage...
Funambule aux yeux hagards,
Héroïne d'un cirque débile,
Seule, sur le fil du rasoir,
Ne parvenant pas à être sage,
Tiraillée par le désir d'une chute
Provoquée par cet intense orage
Qui sans cesse à l'intérieur lutte...
Que quelqu'un coupe ce fil!
D'un coup de ciseau c'est facile!
Que je puisse enfin glisser
Sur l'asphalte, inanimée,
Qu'ils applaudissent à tout rompre
Mon cou tordu, mes yeux sombres,
Que l'on acclame à tour de bras
La funambule tombée si bas.
Face à face avec le vide,
Les pieds en sang, effarée,
Pour cette foule aux yeux avides,
Moi, je me suis laissée tomber,
Les yeux clos pendant ce voyage,
Je t'entendais mon amour qui hurlait,
Quand ma tête a fait naufrage...
L'arracheuse de cœur
Prendre un bout de ta nuit,
Et partir sans bruit,
Baiser tes yeux mi-clos,
Dire les mots les plus beaux.
Frôler des doigts ton cœur,
L'arracher vainqueur,
Caresser tes espoirs,
Te séduire quelques soirs.
M'octroyer tes faveurs,
Te faire sécher mes pleurs,
Te voir t'amouracher
Puis, te laisser m'aimer.
Te quitter, me sauver,
En t'écoutant pleurer,
En me martyrisant,
Que je suis méchante.
Me rapprocher du gouffre,
Moi aussi je souffre!
Mais comme est doux l'acide
De la peine qui me guide
Vers les nuits esseulées
Et comme je m'y complais...
Comme je maudis ces heures,
Moi, l'arracheuse de cœur.
Me complaire dans la plainte
De mes amours défuntes,
Griffer mes nuits sans lui
Et tout ceux que j'ai fui.
Peiner de tant errer,
Ne plus savoir aimer,
M'enfuir avec l'aurore,
Et ton feu qui dévore.
L'abandon est mon don,
La fuite est ma raison,
Mon héritage fatal,
Je suis une fleur du mal.
Et partir sans bruit,
Baiser tes yeux mi-clos,
Dire les mots les plus beaux.
Frôler des doigts ton cœur,
L'arracher vainqueur,
Caresser tes espoirs,
Te séduire quelques soirs.
M'octroyer tes faveurs,
Te faire sécher mes pleurs,
Te voir t'amouracher
Puis, te laisser m'aimer.
Te quitter, me sauver,
En t'écoutant pleurer,
En me martyrisant,
Que je suis méchante.
Me rapprocher du gouffre,
Moi aussi je souffre!
Mais comme est doux l'acide
De la peine qui me guide
Vers les nuits esseulées
Et comme je m'y complais...
Comme je maudis ces heures,
Moi, l'arracheuse de cœur.
Me complaire dans la plainte
De mes amours défuntes,
Griffer mes nuits sans lui
Et tout ceux que j'ai fui.
Peiner de tant errer,
Ne plus savoir aimer,
M'enfuir avec l'aurore,
Et ton feu qui dévore.
L'abandon est mon don,
La fuite est ma raison,
Mon héritage fatal,
Je suis une fleur du mal.
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